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Sur la lune, il existe un désert volcanique au bien joli nom :

« La mer de la tranquillité ». Une « mer » immobile, sans tempêtes, sans reflux, sans courants. C’est là qu’Apollo 11 s’est posée en 1969, là que l’humanité, défiant le danger et les lois de l’apesanteur, a pour la première fois foulé le sol lunaire. Car les hommes sont ainsi. Aspirant de toutes leurs forces à la « tranquillité », cet état paisible, sans ressac, sans angoisses. Et en même temps intranquilles par nature, par destin, par volonté poursuivant perpétuellement d’autres buts et d’autres conquêtes, guettés par de nouveaux dangers, en provoquant certains.

Notre simple condition de mortels et notre conscience de l’être, font de nous des êtres intranquilles.
Nos corps fragiles, nos facultés limitées, l’agitation de nos états d’âme, — ruptures affectives, désirs irréalisés, pertes — , nous empêchent de goûter longtemps à cette paix idéale.

Notre monde plus complexe, de plus en plus mouvant, qui nous soumet aux logiques d’augmentation, de compétition et d’accélération sociale, les guerres qui obligent des peuples entiers à se déraciner, la menace terroriste enfin qui pèse indifféremment sur chacun de nous, font de nos sociétés des communautés humaines plus que jamais vulnérables et inquiètes.
Tout, dans nos vies, peut basculer si vite, renversé parfois par les forces mêmes que nous avons soulevées : les ressources épuisables de la terre si fertile, le dérèglement climatique, les crises financières, les scandales sanitaires, attaquent aujourd’hui notre système de valeurs, de croyance et notre capacité de résilience. Et si elle a jamais existé, « cette touchante confiance où l’on était sûr de pouvoir entourer sa vie de palissades sans la moindre brèche par où le destin eût pu faire irruption … », cette confiance là nous semble désormais inaccessible.

Pourtant de nombreux signaux devraient nous donner espoir : les révolutions médicales repoussent les limites du vieillissement, de l’infertilité, de la mort. Le saisissant essor du numérique et des technologies remanient nos existences, autant de promesses de guérison, de protection, de sécurité.
Mais ces paris, ces projets qui pour certains nous paraissent aussi déraisonnables que le fut, jadis, l’idée d’alunir un jour, nécessitent tous une mise en danger, une marche à découvert, une foi dans le futur.

Que nous offrent la médecine, la philosophie, la littérature, la biologie, l’histoire, l’économie pour penser « l’Intranquillité » ? Faut-il comme le propose la psychanalyse, abandonner l’esprit de « fausse » tranquillité, délaisser cette chimère pour oser un risque nécessaire ?

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L’imprévu surgit dans nos vies sans prévenir, quel que soit le moment, une rencontre de hasard, une rupture subite, une dépression, une grossesse surprise,  une infertilité, un accident, un deuil, un coup de foudre, un rêve,  … un malheur ou un bonheur inattendus.

L’imprévu peut se cacher dans n’importe quelles circonstances – un lapsus, la découverte d’un secret,  qui peuvent suffire à abolir l’équilibre que l’on croyait conquis.

Heureux ou malheureux, l’imprévu désordonne l’organisation psychique, ébranle la sécurité d’un ordre connu et bouleverse nos capacités à réagir face aux événements de la vie. Il fragilise soudainement notre assurance, perturbe l’attention, jusqu’à paralyser nos capacités à affronter les infortunes comme les opportunités de notre existence.

A quelles ressources vitales faisons-nous appel pour répondre de manière adéquate à ce qui peut parfois constituer un traumatisme ? A quels mécanismes psychiques,  somatiques, neurologiques, cognitifs … avons-nous recours pour  nous armer de nouvelles forces devant l’inattendu ?

Comment aiguiller différemment nos stratégies existentielles et avoir assez confiance en nos capacités  pour vivre avec l’idée que tout peut arriver d’un instant à l’autre ?

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« Vivre sans limites, dépasser les limites, marquer des limites, la dernière limite, aller au-delà de ses limites, un âge limite… »

La notion de limites s’inscrit partout dans notre langage et dans la vie quotidienne.

Nous imposons des limites à notre mode de vie personnelle en déterminant soi-même les bornes, les accès, les interdits. Le biologique dicte les siennes, alors qu’on se souhaiterait « sans limite » et que les performances physiques et mentales s’altèrent avec l’âge, le handicap ou la maladie.

Pour sublimer les bornes de l’impossible et de l’interdit, l’homme sait emprunter les chemins détournés de l’art, de la littérature.

De son côté, la psychanalyse, avec le concept de limites s’interroge sur les états limites, les troubles borderline, une pathologie des limites du moi où règne l’idée d’une frontière plus ou moins perméable permettant autant la communication entre divers lieux psychiques que leur séparation.

Ailleurs, au sein de la société démocratique, les limites sont imposées par des lois et des règlements qui régissent le rapport à l’autre. Elles se remanient selon les moments de l’histoire et redessinent les territoires des libertés, des devoirs individuels et communs concernant les « normes et démesures » politiques, économiques, juridiques.

Ces frontières signent aussi ce qui est acceptable ou démesuré dans les relations amicales, amoureuses, familiales.

Comment remodeler sans cesse ses désirs, ses exigences, ses propres freins selon l’ordre d’un monde qui exige des limites à notre toute-puissance ?

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Mettre au monde… en laissant le hasard du génotype déterminer les différences et les ressemblances, le singulier et le semblable, l’unique et le commun.

L’aventure est renouvelée par des millions d’hommes et de femmes.

Prolongement de soi, l’individu issu de l’ADN de ses parents n’en est pas moins un nouvel humain, ne se résumant pas à la somme des deux patrimoines génétiques.

S’il en est de même pour les enfants nés grâce aux techniques biomédicales, ces dernières bousculent et réaménagent nos schémas de pensées sur la maternité, la paternité, mais aussi l’altérité.

Les figures additionnelles du donneur et de la donneuse de gamètes dans les couples, les maternités tardives, l’homoparentalité, la sélection des embryons dans les maladies génétiques, le choix du sexe, nous obligent à considérer l’être à qui l’on donne vie avec d’autres repères que ceux habituellement mis en oeuvre.

La gémellité pose aussi la question du semblable et du différent. Qui est l’autre pour son jumeau ?

Que signifie vivre avec son semblable ? Et la ressemblance pourquoi
intrigue t-elle ?

Le débat se prolonge autour d’enjeux qui sont déjà une réalité. Implémenter les technologies qui tiennent au corps comme les Googles Glass et bientôt l’iWatch, remplacer des membres par des prothèses ou être soigné par des cellules souches, le placement de micropuces, ce couplage entre cybernétique et nature humaine modifie notre notion du semblable ? Sommes nous déjà des hommes cyborgs ? Des hommes « augmentés » ?

Comment vivra-t-on demain aux côtés de robots nous ressemblant en tous points, conçus pour nous assister dans toutes les tâches de la vie quotidienne, physiques ou intellectuelles ?

Que signifie d’autre part, s’identifier à l’autre pour les psychanalystes ? Les anthropologues, philosophes mais aussi juristes mesurent chaque jour la distance à conserver entre soi et l’autre pour s’impliquer sans se perdre.

Les modalités à partir desquelles nous construisons notre regard sur nos semblables et notre amour pour l’autre, demeurent mouvantes et incertaines. L’altérité, une condition de l’émergence identitaire, ne survient-t-elle pas quand nous considérons et respectons son absolue différence ?

Les apports scientifiques, psychanalytiques, littéraires, artistiques, historiques, sociologiques, juridiques, politiques sur le thème de « l’autre, le semblable, le différent… » augurent des journées de réflexions passionnantes…

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Imposées, nécessaires ou volontaires… les ruptures inévitablement sillonnent l’existence.

Elles ne sont pas toutes de même nature. Le destin biologique en conditionne certaines : la procréation, la naissance, la puberté, le milieu de la vie, le vieillissement, constituent autant de passages
susceptibles de générer des crises.

D’autres ruptures sont induites par des causes extérieures : l’adversité, la maladie, l’histoire, les accidents, les conflits…

Les expériences de ruptures inspirent aussi la littérature. Dans la dramaturgie, quel meilleur ressort qu’une rupture pour donner corps à un personnage ?

Les chercheurs en sciences humaines détiennent avec ce sujet un vaste champ d’investigation pour élaborer des concepts propres à penser les expériences de ruptures.

Que l’on soit à l’initiative de la rupture, ou qu’on en soit la victime, il y aura toujours une perte, un renoncement à faire de ce qui existait « avant l’événement ».

Accepter la discontinuité de l’histoire qu’on aurait souhaité linéaire.
Rassembler ses potentialités de changement et ainsi se désengager.…
Le processus qui mène du choc à l’acceptation et à la résilience peut être long et complexe.

Les ruptures imposent une confrontation avec la violence et de quelque nature qu’elles soient, elles infligent un traumatisme. Les blessures conséquentes à la déliaison brutale, entraînent après-coup de nécessaires modifications psychiques et chacune doit trouver son mode de résolution et sa signification pour la psyché du sujet singulier.

L’émergence d’un nouveau sens sera l’artisan de leur dégagement.
Les ruptures dans leurs dimensions théoriques et cliniques, seront au cours de ces journées, pensées par des sociologues, historiens, des philosophes et des psychanalystes, médecins, écrivains, chercheurs.

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La définition et l’exercice de la liberté d’expression dans l’actualité bousculent nos convictions. La parole stimulée et démuselée exprimée par les experts, journalistes, intellectuels, … anonymes… entraine polémiques et violences dans les débats.

Quel sens prend cette soif moderne de transparence ? Que dit-elle de l’individu actuel, de ses peurs, de ses besoins, de ses fantasmes ?

Alors que se diffuse à travers toute la planète la quasi tvieotalité des informations, avec leurs spécificités culturelles et politiques. Ces révélations et leur contrôle sont d’un enjeu tel qu’il entraine des batailles féroces.

  • Facebook, premier réseau social sur internet, où les inscrits
    divulguent toutes les informations qu’ils souhaitent sur leur vie privée.
  • Wikileaks, qui diffuse documents officiels et confidentiels qui embarrassent les gouvernements.
  • Emissions TV et radio, sites où se répandent les « bavardages » par inattention ou médisance d’un « important », rapportés comme lors d’un dîner en ville…
  • SMS, courriels, forums, logiciels espions recèlent de secrets de vies privées.

À contrario, pour certains, se confier, se livrer relève souvent de l’audace et du courage. Jusqu’où aller dans la révélation ?

La peur, voire la honte de mettre des mots sur des agressions
subies quelles soient sexuelles ou de barbarie, parfois de négligence, ravagent les victimes de ces actes, mais garder le secret préserve t’il des bouleversements de la famille ?

Choisir de se taire, alors qu’on a soif de vérité et de réparation ?
Avouer un secret avec le risque de charrier des « torrents de boue » ? Dans certains domaines, des lois existent pour protéger et encadrer, comme dans le secret médical ou le secret professionnel, l’information aux malades… l’anonymat des dons de gamètes, l’accouchement sous X…

La liberté d’expression, l’accès à l’information sont des droits fondamentaux comme l’est le respect et la protection de la vie privée qui sont des piliers de la démocratie.

La transparence est-elle une exigence de la démocratie ?
A quelles conditions ? Et sous quelles réserves ?

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Le temps qui passe, le temps qu’on perd, le temps qu’on oublie, l’accélération du temps, le retard qu’on prend, nous affolent et alors que les technologies nous font gagner du temps, nous en manquons.

La vie nous échappe et nous avons le sentiment de courir après quelque chose d’inaccessible.

Mais pour autant, chacun de nous en a une représentation intime et quelles que soient nos façons de mesurer le temps, il ne cesse de s’écouler. Et si nous aspirons à un temps qui se hâte, lorsqu’il est chargé d’épreuves, nous avons tous souhaité qu’il ralentisse,
qu’il s’arrête tout simplement, lorsque nous sommes
dans l’espoir.

Certains moments passent trop vite alors que d’autres sont si longs, nous tentons de les contrôler, de les suspendre, de les accélérer…, de les tordre selon nos fantasmes. Avance, retard, attente, répétition,
remémoration…

Il y a cependant un a-temporel, celui de l’inconscient.

La psychanalyse nous fait approcher une temporalité autre qui est l’inverse de nos conceptions, il y règne un temps non mesurable, le passé prend une forme nouvelle où le sujet y puise une force qui le propulse vers l’avenir.

Temps perdu, temps dépassé, temps gelé, temps du corps, temps du désir, dont parleront les écrivains, historiens, médecins, philosophes, psychanalystes, physiciens, sociologues, réunis dans ce colloque.

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La réflexion sur la pensée du bonheur n’a jamais cessé.
Pourtant, aujourd’hui, si l’idée et l’aspiration à une vie meilleure transcendent le temps et l’espace, ces données ne suffisent plus à nourrir la notion de bonheur.

Sommes-nous devenus nos propres tyrans, assiégés par l’idéologie environnante, recherchant l’efficacité et contraints à la recherche du plaisir, de la performance.

Tout est organisé, essais, discours, films…. pour être écartelés entre rêve de bonheur et brutalité de l’existence. Illusion et désenchantement.

Si la réalisation des désirs est contrariée par l’échec devant la réussite il n’y a pas d’apaisement et la douleur psychique reste intense.
Le bonheur est devenu un impératif collectif, un devoir, une obligation telle que son absence serait ressentie comme une blessure béante.

N’est-elle pas devenue culpabilisante, cette idée du bonheur, si on ne la réalise pas ?

L’idée de bonheur serait-elle tributaire d’un sentiment de culpabilité inconsciente ? Alors, celui qui s’adresse au psychanalyste, lui
demande t-il le bonheur ? comme on demanderait la lune ?

Le psychanalyste pourrait-il lui promettre, sans se vivre comme un charlatan, qu’une fois débarrassé de ses symptômes, il serait en mesure d’apprécier le monde, la vie comme un paradis ?

Au commencement….
Des origines de la vie, des hommes. Origine du monde. Origines et filiations. Secret des origines.

Que regarde t-on, fasciné par « L’origine du Monde », sur la peinture de Courbet ?

Que voit-on ? L’origine ? Mais où ? Comment ?
L’ouverture du sexe féminin sur la toile se montre, mais n’explique en rien comment les enfants sont venus de là, encore moins la jouissance qui s’y attache.

De même le spectacle des gamètes et des embryons sous le microscope nous envoûte mais n’éclaire pas l’énigme de la procréation, le mystère des commencements.

L’origine, sans cesse se dérobe.
Avant d’être objet de science, elle est objet de fascination, parce qu’on croit saisir au travers de l’origine des choses, quelque chose de leur essence.

Nos origines indéniablement nous accompagnent, rodent, s’entremêlent à notre mémoire, se cachent, se montrent, elles sont toujours au coeur des problématiques concernant l’identité et l’appartenance.
On s’interrogera aussi sur les passions qu’elles suscitent et sur les dérives meurtrières qu’elles entraînent.

La vision sur ces sujets, de psychanalystes, d’écrivains, d’astrophysiciens, de médecins, d’anthropologues, de philosophes,
de sociologues, de juristes, permettra peut-être que se révèle un questionnement commun. En tout cas, se dessinera la pesanteur symbolique et sociale de cette notion clé.

Seront évoqués l’origine de la matière, les origines de la filiation,
les représentations et les affects issus d’une pensée de l’origine, la marque des origines sur l’identité de ceux qui la cherchent, le roman des origines…

Ainsi, en rappelant combien le travail de mise en lumière de(s) l’origine(s) est exténuant mais exaltant, il faut bien voir que dans cette démarche, même si elle est vaine, ce qui importe avant tout, c’est la (l’en) quête ?

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Aujourd’hui, les enfants viennent d’ici et d’ailleurs, les parents également, les grands-parents cherchent leur rôle et aspirent à des fonctions inédites, les nouvelles procréations supposent la plupart du
temps des ruptures biologiques dans la filiation.

Mais la progéniture, si proche de l’intimité parentale, reste prise dans des chaînes familiales étouffantes, tissant des liens plus enchevêtrés que jamais.

La famille contemporaine qu’elle soit recomposée, homoparentale, monoparentale, déconstruite, se cherche, s’invente. Cette famille composite offret-elle l’image d’un repliement sur soi ou d’une ouverture vers le monde extérieur ?

Doit-on se réjouir de l’abondance de ces nouveaux schémas familiaux ou au contraire se soucier du bouleversement des repères traditionnels qui vont provoquer, de toute façon, la construction et l’évolution des processus de parentalité ?

Au cours de ces journées, des médecins, des sociologues, des écrivains, des juristes, des gynécologuesobstétriciens, des anthropologues, des psychanalystes analyseront l’évolution passionnante de la scène familiale, les effets de ces modifications et les conséquences de ces donnes originales.

Contributions de J.-P. Carminati, F. Clément-Neyrand, G. Delaisi de Parseval, P. Denis, M. Desplechin, C. Eliacheff, L. Ferry, S. Hefez, C. Honoré, N. Kuperman, W. Lowenstein, C. Mécary, S. Missonnier, M.-R. Moro, M. Segalen, F. de Singly, C. Thompson, S. Tisseron, F. Zonabend.

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La libération des femmes en Occident a progressivement modifié le statut et l’image du masculin. L’homme classiquement décrit comme dominateur, protecteur, s’exprimant dans l’action, laisse place à d’autres modèles. Le bouleversement des rapports quotidiens entre les hommes et les femmes a mis à mal la domination masculine et semble-t-il, fait émerger une nouvelle génération d’hommes.

Des hommes, virils sans être machos, assumant leur masculinité et se réjouissant de l’égalité des sexes ? Ou des hommes privés au contraire, de leurs repères traditionnels, en mal de reconnaissance identitaire, impuissants à endiguer la mutation de leur masculinité et la perte de leurs privilèges ?

Dans toute l’Europe et au-delà, le débat passionne au sujet d’initiatives surprenantes, festives comme la relance de la « fête de l’homme » et génère des réflexions sérieuses comme la paternité réinterrogée grâce aux tests ADN, la garde partagée, l’homoparentalité ou encore la reconnaissance de la paternité après accouchement sous X. Ce qui soulève le questionnement du lien amoureux et de l’identité, à une époque de « paternité éclatée » où la famille recomposée et les procréations artificielles dissocient paternité sociale et paternité biologique. On se demande où est le père, qui est le père ?

Des psychanalystes, des médecins, des anthropologues, des écrivains, des historiens, des juristes et des philosophes s’interrogent sur les modifications du « premier sexe », sur les modalités nouvelles de transmission et sur les figures contemporaines des mâles modernes de père en fils.

Contributions de Jean-Claude Ameisen, Henri Atlan, Diana Bouhsira, Jean-Paul Carminati, Jean-Loup Clément, Boris Cyrulnik, Irène Diamantis, Sylviane Giampino, Christophe Girard, Bernard Golse, Philippe Grimbert, Serge Hefez, André Rauch, Jacqueline Remy.

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La survalorisation de la grossesse, dont on voit les ventres glorieux en couverture des magazines, enflamme les esprits et les corps.

Aujourd’hui, la maternité semble l’accomplissement suprême de la féminité. Quels rêves en ont les femmes ? Quelles conséquences
sociales entraînent cette adulation pour les neuf premiers mois de la vie ?

Comment les étapes de la vie d’une femme sont abordées et vécues : allaitement, grossesse, accouchement, ménopause…. les hommes.

Le désir d’enfant est au coeur d’un questionnement social face à la réalité de l’homoparentalité et de la maternité de substitution.

Comment la Société va-t-elle se positionner face au développement de la science ? A quelles chances, mais aussi à quels revers faut-il s’attendre ?

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Grossesse, ménopause, malformations du fœtus, etc… : dans la vie d’une femme, nombreuses sont les annonces d’événements attendus ou non, parfois douloureux. Toutes bouleversent. Toutes transforment. Quel est l’effet de ces révélations ? Comment vivre avec ? Des psychanalystes, des gynécologues, des philosophes répondent.

Colloque Gypsy IV, le 27 octobre 2000, avec Paul Atlan, Roger Bessis, Charlotte Dudkiewicz, David Elia, Caroline Eliacheff, Muriel Flis-Trèves, René Frydman, Claire Gellman, Blandine Kriegel, Arnold Munnich, Israël Nisand, Daniel Sibony, Serge Tisseron.

La naissance de Louise Brown en Angleterre en 1978, puis celle d’Amandine en France ont représenté pour des millions de couples stériles un symbole d’espoir. Pouvait-on imaginer que vingt ans après on serait en mesure de sélectionner en éprouvette les embryons porteurs de maladies génétiques, que des ovules se négocieraient sur le Web et qu’on envisagerait la possibilité du clonage humain? Dans l’histoire de ces dernières années, la procréation médicalement assistée constitue une évolution aussi importante que la maîtrise de la fécondité par la contraception. Elle induit en tout cas nombre d’interrogations sur la famille, la sexualité, la filiation. Faire le point des avancées techniques, mais surtout des questions psychologiques, sociales, éthiques qu’elles posent; dresser un état des lieux des polémiques qui traversent le débat public; tels sont les buts de cet ouvrage qui regroupe les contributions des meilleurs spécialistes français, venus de multiples disciplines.

Contributions de V. Blanchet, M.-L. Briard, M. Bydlowski, D. Cornet, S. Faure-Pragier, M. Flis-Trèves, R. Frydman, F. Héritier, A. Kahn, B. Koeppel, M.-N. Créac’h Le Mer, D. Mehl, F. Molenat, A. Munnich, É. Pisier, L. Saranti, F. Stasse, S. Stoléru.

Peut-on communiquer avec un bébé dés sa naissance ? Est-il vrai que le fœtus lui-même reçoit certaines informations sous forme sensorielle ? Comment déceler les troubles médicaux qui sont l’expression d’une souffrance psychique du nourrisson ? Et peut-on alors le soulager par une écoute psychanalytique ? Pédiatre, sages-femmes, psychothérapeutes, psychanalystes, chercheurs mettent en commun leur expérience pour une meilleure compréhension de ce bien le plus précieux qu’est le développement harmonieux de la personne.

Colloque Gypsy II, en collaboration avec l’association « La Cause des Bébés », les 22 et 23 février 1997, avec Marie-Claire Busnel, Etty Buzyn, Francine Caumel-Dauphin, Catherine Dolto-Tolitch, Caroline Eliacheff, René Frydman, Marie-Dominique Linder, Alessandra Piontelli, Myriam Szejer, Jean-Pol Tassin, Michèle Vial-Courmont.

La plupart du temps, la naissance est une formalité. Mais elle peut devenir d’une grande complexité lorsquec’est la mort, et non la vie, qui est au rendez-vous. Fausses couches, interruptions médicales de grossesses,réductions embryonnaires, décès périnatals… Ces morts précoces qui ne bénéficient pas encore d’une parole publique laissent les parents à la solitude de leur chagrin et à leur sentiment de culpabilité. N’est-il pas primordial que les parents, même si cela est douloureux, voient leur enfant ? Qu’ils le prénomment ? Qu’ils le déclarent ? Qu’ils accomplissent des rituels de deuil et inscrivent le non-né dans l’histoire familiale ? Médecins, sages-femmes, anthropologues, philosophes et psychanalystes se sont interrogés sur leur rôle face à cette mort brutale, insolente, qui surgit au sein même d’une autre vie : comment, se demandent-ils, accompagner ces patients sur le chemin de leur deuil ?

Colloque Gypsy I, le 13 décembre 1996, avec Marilia Aisenstein, Francine Caumel-Dauphin, Didier David, Geneviève Delaisi, Maryse Dumoulin, Muriel Flis-Trèves, René Frydman,Camille Laurens, Catherine Le Grand-Sébille, Jean-Philippe Legros, François Olivennes, Ginette Raimbault, Catherine Rongières-Bertrand, François Roussel, Michel Soulé, Anne-Sylvie Valat, Michèle Vial-Courmont, Françoise Zonabend.

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